Fête de la Nature 2026 : l’OFB, les chasseurs et les acteurs du terrain unis pour la biodiversité

Du 20 au 25 mai 2026, la Fête de la Nature célèbrera sa 20ᵉ édition partout en France. Pendant six jours, des milliers d’animations gratuites permettront au grand public de découvrir la richesse du vivant, des zones humides aux forêts, des montagnes aux littoraux. Partenaire majeur de l’événement depuis plusieurs années, l’Office français de la biodiversité (OFB) multiplie les initiatives de terrain avec une ambition claire de sensibiliser, transmettre et mieux protéger la biodiversité. Une dynamique qui rappelle aussi une réalité souvent méconnue car le monde cynégétique participe depuis longtemps à cette connaissance fine des milieux naturels. Gestion des habitats, suivi des espèces, entretien des territoires, préservation des zones humides ou implication dans les réserves… chasseurs, techniciens et acteurs ruraux jouent eux aussi un rôle essentiel dans cet équilibre fragile.

Une biodiversité qui se protège d’abord sur le terrain

La Fête de la Nature 2026 mettra particulièrement en lumière cette biodiversité concrète, celle qui se vit dehors, bottes aux pieds et jumelles autour du cou. L’OFB proposera ainsi des dizaines de sorties immersives à travers le pays. Dans les Hauts-de-France, les participants pourront observer les chauves-souris le long des remparts de Gravelines ou assister à la célèbre “croule” de la bécasse des bois en forêt domaniale de Bonsecours. Deux animations qui rappellent combien l’observation de la faune sauvage demeure essentielle pour mieux comprendre les espèces et adapter leur gestion. En Bretagne, les visiteurs pourront découvrir les faucons pèlerins de la carrière du Rocher Coupé ou comprendre le rôle stratégique des passes à poissons sur le Nançon, à Fougères. Dans le Grand Est, la toute nouvelle passe à poissons de Rhinau, parmi les plus grandes d’Europe, illustrera les efforts engagés pour restaurer les continuités écologiques du Rhin. Autant d’exemples qui démontrent que la préservation du vivant passe avant tout par des actions locales, concrètes et suivies dans le temps.

Sensibiliser les jeunes générations à la nature

L’un des grands axes de cette édition 2026 sera également la transmission. Aires terrestres éducatives, sorties scolaires, ateliers nature et inventaires participatifs permettront à des milliers d’enfants de découvrir les espèces qui vivent près de chez eux. Des élèves guideront eux-mêmes le public dans leurs espaces naturels éducatifs en Bretagne, en Normandie ou en Provence-Alpes-Côte d’Azur. D’autres proposeront des spectacles, des jeux pédagogiques ou des ateliers consacrés aux oiseaux, aux mares ou encore aux pollinisateurs. Cette pédagogie de terrain rejoint d’ailleurs une préoccupation forte du monde de la chasse de reconnecter les jeunes à la nature réelle. Car protéger une espèce ou un habitat commence souvent par l’apprentissage de l’observation, de la patience et de la connaissance du territoire.

Chasse, biodiversité et gestion des milieux : des enjeux liés

Derrière cette Fête de la Nature se dessine aussi un message plus large car la biodiversité ne peut être préservée sans gestion active des espaces naturels. Plusieurs événements organisés dans les Réserves nationales de chasse et de faune sauvage illustreront cette complémentarité entre conservation, suivi scientifique et activités humaines. Dans les Bauges, à Donzère-Mondragon ou encore dans les Vosges du Nord, le public découvrira le travail mené autour du chamois, du lynx, des oiseaux forestiers ou des pratiques agropastorales favorables à la faune sauvage.

Le monde cynégétique connaît depuis longtemps cette nécessité d’équilibre entre protection des espèces, maintien des habitats et régulation raisonnée. Nombre de fédérations de chasse investissent aujourd’hui massivement dans les haies, les mares, les cultures favorables à la petite faune ou encore le suivi scientifique des populations animales. La Fête de la Nature 2026 rappelle finalement une évidence : la biodiversité se défend collectivement malgré certaines divergences. Et sur le terrain, au plus près des territoires, les acteurs de la nature au-delà de leurs postures, sont souvent bien plus complémentaires qu’opposés.

Cet article est paru en premier sur CHASSONS