
Frédéric Cathelain est armurier, diplômé de l’école de Liège. Il est passionné par la chasse, des gibiers d’eau et des pigeons ramiers notamment et par le tir au plateau. Ancien champion de France de parcours de chasse il aide de nombreux chasseurs à se perfectionner dans le tir. Il n’est pas avare de conseils au stand et il aide chasseurs et tireurs à progresser. Il peut également vous aider à mettre votre arme à conformité, un point essentiel pour progresser rapidement et obtenir de meilleurs résultats. Suivons-le sur le stand d’Arras, dans le Pas de Calais.
Une vérification capitale pour bien tirer !
Dans le tir de chasse comme au ball-trap, beaucoup de chasseurs cherchent à corriger leur technique alors que le problème vient parfois simplement… du fusil lui-même. Un point fondamental que Frédéric rappelle avec justesse : un fusil doit être en parfaite adéquation avec son tireur. Sans cela, impossible d’obtenir un tir instinctif, fluide et régulier. Le piège est bien connu. En armurerie, lorsqu’on épaule un fusil, le regard se porte naturellement sur le bout des canons. Tout semble alors parfaitement aligné. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre : à la chasse comme sur un plateau, le regard doit rester fixé sur la cible, jamais sur l’arme. C’est précisément là qu’intervient la notion de conformité. Un fusil bien réglé doit prolonger naturellement le regard. La tête reste droite, le maxillaire et la pommette viennent se poser naturellement sur la crosse, sans effort ni contrainte. Lorsque cette relation entre le tireur et son arme n’est pas correcte, les erreurs apparaissent rapidement : tirs derrière, au-dessus ou manque de régularité. La solution passe alors par un véritable travail de mise à conformité réalisé par un armurier compétent. Pente, avantage, déviation de crosse : chaque paramètre peut être ajusté selon la morphologie et la gestuelle du tireur.

Quelle est la bonne longueur de la crosse ?
Autre point essentiel abordé : la longueur de crosse. Trop longue, elle gênera l’épaulement, notamment en hiver avec des vêtements épais. Trop courte, elle reste souvent plus facile à maîtriser. Frédéric rappelle d’ailleurs qu’il vaut mieux une crosse légèrement courte que l’inverse. L’analyse se poursuit avec la prise en main du fusil, aussi bien sur la poignée pistolet que sur le devant, avant d’aborder deux grandes écoles de tir : le traditionnel « queue-tête-pan » et l’avance maintenue. Deux approches différentes, mais un même objectif : garantir un tir naturel, précis et efficace.

