Photos from INRAE’s post

🐝 Les insectes disparaissent en silence…

On les remarque à peine. On les associe aux piqûres, aux nuisances. Pourtant, ils sont indispensables : pollinisation, recyclage de la matière organique, fertilité des sols, nourriture pour oiseaux, chauves-souris, amphibiens…

De nombreuses études alertent sur leur déclin. Mais un point reste peu visible : la qualité des données utilisées pour le mesurer.

Les chercheurs s’appuient sur de grandes bases mondiales, compilant des études aux méthodes et périmètres hétérogènes. Une étude de 2 chercheuses du CNRS et d’INRAE sur la base InsectChange a identifié 553 problèmes : erreurs, incohérences, limites méthodologiques. Résultat : on risque de mal estimer l’ampleur du déclin ou de sous-évaluer certains facteurs de pression.

L’urgence est double : agir sur les causes connues (habitats, insecticides, pollutions) et améliorer la qualité des données (fiables, harmonisées, comparables à grande échelle).

En France, le Muséum national d’Histoire naturelle joue un rôle clé, il pilote notamment Bugs Matter – un suivi participatif des insectes via les impacts sur plaques d’immatriculation des citoyens. Un clin d’œil au “syndrome du pare-brise propre” : ce sentiment que nos trajets d’été laissent aujourd’hui beaucoup moins de traces d’insectes qu’avant.
Parfois, la science commence aussi sur une plaque d’immatriculation, après un trajet ordinaire.

🔬 Si le programme Bugs Matter vous intéresse, le lien est en commentaire.

Cet article est paru en premier sur FACEBOOK