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Entre 2022 et 2024, dans le Minervois – à cheval entre l’Aude et l’Hérault – des scientifiques, des vignerons et des éleveurs ont tenté un pari un peu fou, celui de réunir deux mondes séparés depuis les années 1950 : la viticulture et l’élevage. À cette époque, les filières se sont spécialisées. Résultat sur le long terme : sols appauvris, dépendance aux engrais et aux phytosanitaires, producteurs isolés des autres filières et des consommateurs.

Alors, pourquoi réunir viticulture et élevage ?

🍇L’intérêt pour les vignerons : les brebis broutent les herbes jusqu’au pied des ceps et fertilisent le sol au passage. Ils ont donc moins besoin d’engrais et de désherbage mécanique ou chimique.

🐑 L’intérêt pour les éleveurs : les brebis broutent dehors l’hiver, et en pâturant sur plusieurs parcelles plutôt que confinées à l’étable, elles sont moins parasitées. Moins de foin à acheter ou produire. Moins de frais vétérinaire.

Et ça va bien plus loin que les vignes.
🤝 En 2 ans, avec 60 agriculteurs et 40 viticulteurs, plus de 30 coopérations mobilisant aussi céréaliers, communes, parcs naturels, relancent l’éco-pâturage. À la clé : emploi locaux, circuits courts, et prévention des incendies.

Une véritable dynamique de territoire malgré les obstacles : foncier morcelé, réglementations à adapter, chiens de randonneurs surpris par les troupeaux… Le projet a cartographié tous ces freins – et esquissé collectivement comment construire des filières locales qui tiennent la route.

Le pastoralisme revient et il a besoin d’alliés.

📣 Vous connaissez un vigneron, un éleveur, un élu local ? Partagez ce post.

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Sources : projet SagiTerres, INRAE & BioCivam, 2022-2024.
« Coup de cœur INRAE » du Prix de la recherche participative 2026.

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