La Commission européenne prépare un nouveau coup d’État juridique.
Depuis deux ans, nous faisons face à une offensive de Bruxelles en matière d’immigration. Il y a d’abord eu le « Pacte européen pour l’immigration et l’asile », qui instaure des amendes (20 000 euros par personne) pour tout État refusant d’accueillir le quota de migrants défini par la Commission. Tout ceci avec la bénédiction d’Emmanuel Macron et de ses alliés, à Paris et à Bruxelles.
Mais il ne suffisait pas à la Commission de nous forcer à accueillir des migrants. Désormais, elle veut nous empêcher de les expulser. Pour cela, elle veut transformer la directive « Retour » de 2008, qui laissait des marges d’appréciation aux États membres, en un règlement contraignant, d’application directe. En clair, sous couvert d’harmoniser les décisions d’expulsion et de faciliter leur reconnaissance mutuelle par les États européens, Bruxelles entend leur dicter directement le droit applicable sur ce sujet essentiel.
C’est une violation du principe de la souveraineté des États en matière migratoire. C’est une violation du principe de subsidiarité. C’est une violation de la liberté, pour les gouvernements futurs, de déterminer quels étrangers ils souhaitent maintenir sur leur sol et dans quelles conditions ils entendent les expulser pour protéger leur population. En gravant ce droit dans le marbre au niveau communautaire, la Commission veut leur interdire toute possibilité de durcir, à l’avenir, leur cadre juridique.
Le Rassemblement national s’opposera sans faiblir à ce projet mortifère. Nous n’accepterons jamais que la démocratie soit piétinée par des technocrates non élus, irresponsables et indifférents à la protection des peuples européens.
Et contrairement aux Républicains, qui défendent avec ardeur ce texte au Parlement européen tout en le rejetant – pour la galerie – au Sénat, tous nos parlementaires porteront ce combat d’une même voix, à Paris comme à Bruxelles.
L’UE fut la cause de nos problèmes migratoires, elle n’en sera jamais une solution.
Cet article est paru en premier sur FACEBOOK
Pour en savoir plus sur Marine LEPEN
