
La semaine dernière, Chasse Passion vous a proposé un sondage au sujet de l’indemnisation des dégâts de grand gibier qui restent facturés exclusivement aux chasseurs. Assurer cette dépense ne revient pourtant pas qu’aux nemrods qui ne sont plus les seules parties prenantes dans ce dossier puisque plusieurs acteurs veulent désormais influer sur la situation. Voici les résultats du sondage.
4 chasseurs sur 10 se disent favorables à un boycott du permis de chasser.
Depuis plusieurs années, les chasseurs se plaignent de devoir payer sans cesse pour les dégâts de grand gibier alors qu’ils ne sont plus les seuls à gérer la situation.
Auparavant, la pression exercée par le sanglier n’était pas aussi forte, et les chasseurs pouvaient assez aisément répondre aux attentes des exploitants agricoles.
Aujourd’hui les choses ont changé, les chasseurs doivent prélever toujours plus d’animaux sur un territoire qui s’amenuise à cause de l’urbanisation d’une part et la pression exercée par les anti-chasse d’autre part.
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La mise en réserve des terres, la législation qui interdit toujours plus de secteurs et la sécurité que s’imposent eux mêmes les chasseurs font que les terres réellement chassables ne sont plus aussi vastes qu’avant.
Par conséquent, les chasseurs ne veulent plus être les seuls à payer pour les dégâts de sangliers, ce qui est tout à fait légitime. Les propriétaires qui refusent la chasse devraient eux aussi mettre la main au portefeuille, comme l’État qui, de par la législation toujours plus contraignante, rend plus difficile la mission de régulation qui incombe aux chasseurs.
Dans notre sondage, les chasseurs pouvaient donner leur avis sur la meilleure attitude à adopter face à cette situation.
A notre grande surprise, c’est peut-être la plus radicale qui est arrivée en tête puisque 41% des chasseurs considèrent qu’il faut littéralement boycotter le permis de chasser et laisser le gouvernement se débrouiller.
Le but est de démontrer que sans les chasseurs, la situation serait intenable et le gouvernement prendrait peut-être conscience qu’il est impératif de mieux se comporter vis à vis du monde cynégétique. Les FDC seraient un dégât collatéral important puisque sans permis, ces organismes ne pourraient plus fonctionner financièrement.
Une année blanche en accord avec les FDC comme alternative.
En seconde position, les chasseurs ont voté à 26% pour la réalisation d’une année blanche en ce qui concerne les taxes mais avec des prélèvements élevés. On peut imaginer que les Fédérations Départementales des Chasseurs décident d’un commun accord de bloquer le paiement des indemnisations de dégâts pour faire plier le gouvernement d’un côté et autoriser aux chasseurs des prélèvements importants de sangliers sans timbres, ni taxes ou bracelets à payer.
22% des participants à notre sondage considèrent quant à eux que le gouvernement doit simplement reprendre la main en ce qui concerne les indemnisations de dégâts sur un modèle similaire à ce que propose actuellement la Fédération Nationale des Chasseurs.
Enfin, seulement 11% considèrent que rien ne doit bouger et que les chasseurs doivent garder la main sur les indemnisations. Pour ces votants, il est généralement question de rester un acteur de poids dans le débat en restant les garants du paiement des indemnisations sur un modèle « je paye donc je décide », même si cela semble ne plus vraiment fonctionner depuis déjà plusieurs années.
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