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Votre intestin peut-il prédire la maladie de Parkinson ?

Une équipe de l’University College London, avec la participation d’INRAE, a analysé le microbiote intestinal de 271 patients atteints de Parkinson — et de 193 individus sains — au Royaume-Uni et en Italie et comparé leurs résultats à 3 autres cohortes de patients atteints de Parkinson aux États Unis, en Corée du Sud et en Turquie.

Comment ? Avec une approche originale : ils ont comparé les microbiotes intestinaux de personnes saines et malades. Mais plutôt que d’étudier chaque espèce de bactérie, ils ont observé des groupes entiers de microorganismes qui évoluent ensemble.

Ce qu’ils ont observé est frappant
Une “signature” microbienne commune à tous les malades, dont l’intensité suit le stade de la maladie. Certains groupes d’espèces microbiennes s’appauvrissent, tandis que d’autres prolifèrent. Et ces déséquilibres s’amplifient à mesure que la maladie progresse : jusqu’à 15 x plus sévères aux stades les plus avancés.

Les résultats suggèrent aussi qu’une adaptation de l’alimentation pourrait contribuer à freiner l’évolution de ces altérations. Des études antérieures, en 2021 montrent qu’un régime type “méditerranéen” pourrait retarder l’évolution de la maladie.

Publiée dans Nature Medicine, cette découverte pourrait mener à un test de dépistage précoce de la maladie de Parkinson à partir d’une simple analyse de selles.

Cette avancée s’inscrit dans une dynamique de recherche plus large portée par INRAE, engagé dans le projet Le microbiote français – Le French Gut avec l’AP-HP pour cartographier le microbiote des Français.

Bref, le microbiote n’a pas fini de nous étonner
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