Le renouvellement de cette convention initiée en 2021 a été signé le 29 septembre à Aix-en-Provence avec pour objectif central l’amélioration de la connaissance des interactions entre la faune sauvage et l’infrastructure ferroviaire dans le but de limiter les collisions. En 2024, les heurts de faune sauvage ont en effet été responsables de plus de 150 heures de retard sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Réduire les collisions avec la faune sauvage : un enjeu de sécurité et de régularité
Chaque année, SNCF Réseau dénombre un nombre croissant de collisions avec la faune sauvage sur les voies ferrées. En dehors des dégâts matériels importants, ces collisions engendrent des risques en matière de sécurité des circulations. Mais également des retards pour l’ensemble des trains qui circulent sur le réseau ferroviaire. En PACA, 99 incidents signalés à la suite d’un heurt avec un animal sauvage en 2024. Contre 47 en 2020. Des collisions à l’origine de 150 heures de retard sur le réseau régional en 2024. Contre 60 heures en 2020. L’essentiel de ces incidents est lié aux sangliers. 87% des collisions en 2024 contre 7% pour les cervidés et 6 % pour les oiseaux.
Fort de ce constat, SNCF Réseau a engagé un travail conjoint avec la fédération régionale et les fédérations départementales des chasseurs. Ceci pour étudier les aménagements et actions les plus adaptés pour limiter ces impacts.
Faune sauvage et réseau ferroviaire : mieux comprendre pour mieux agir ensemble
Pour les questions qui ne sont pas son coeur de métier SNCF Réseau s’entoure des acteurs du territoire experts dans ces domaines. La FRC PACA bénéficie d’une expertise de longue date sur les sujets relatifs aux déplacements de la faune sauvage. Devenant donc un partenaire incontournable. La première phase de coopération (2021- 2025) s’est construite sur l’étude de deux secteurs identifiés par la SNCF. Les Arcs – Carnoules dans le Var et Arles – Miramas dans les Bouches-du-Rhône.
Sur ces tronçons, la FRC PACA et le cabinet X-AEQUO ont conduit un diagnostic visant à identifier finement les secteurs de collision. Comprendre les causes et proposer des solutions. Sur les Arcs – Carnoules, une étude complémentaire a été menée. Ceci afin de mieux décrire le comportement des sangliers sur les voies et suivre leur fréquentation. En un an, neuf caméras vidéos ont permis d’observer 2 691 sangliers présents sur les voies. En extrapolant ce chiffre aux nombreuses traversées relevées lors d’une étude précédente, on estime que, chaque nuit, 275 sangliers fréquentent les 36 km de voies sur lesquels l’étude a porté.

La nouvelle convention pérennise le dialogue instauré entre les partenaires et précise les modalités de la collaboration.
Les diagnostics réalisés par la fédération régionale en partenariat avec les fédérations départementales des chasseurs se poursuivront sur d’autres secteurs du réseau. Parallèlement, SNCF Réseau identifiera pour ses chantiers l’opportunité d’intégrer la mise en place de dispositifs spécifiques (clôtures, installation de dalles anti-intrusion, etc.) pour inciter les animaux à traverser les voies par des passages sécurisés.
Un enseignement des captations vidéo
Les sangliers prennent leur temps pour traverser les voies qu’ils ne semblent pas associer à une zone dangereuse. Les durées moyennes de présence sur la zone dangereuse sont de 31 secondes pour un individu seul. Et de 68 secondes pour une compagnie.
Le chiffre : 80. Le nombre de journées d’indisponibilité du matériel roulant dû aux heurts avec un animal sauvage en Provence- Alpes-Côte d’Azur
Cet article est paru en premier sur LE CHASSEUR FRANCAIS
